# 5 Chronique

  Domaine : Drame psychologique

Roman — Anouk édité en janvier 2019 aux éditions du Lys Bleu

Je remercie l’auteure Olivia Quétier de m’avoir confié son nouvel ouvrage « Anouk ».

C’est l’histoire d’une femme, mariée, mère de deux jeunes enfants, qui a tout pour être heureuse. Pourtant, elle décide un jour de tout quitter, sans prévenir, sans laisser de traces. Juste partir, fuir, loin, disparaître simplement.

Elle ne se rendra pas à son travail, n’ira pas chercher ses enfants à l’école, et ne répondra plus à son mari au téléphone.

Changer de vie dans le sens de disparaître implique des changements radicaux. Anouk changera tout, de relations, de métiers, de personnage. Comme un manteau trop lourd à porter, elle se délestera du passé pour se créer une nouvelle identité, une nouvelle vie.

Roman à deux voix, les chapitres alternent le point de vue de l’héroïne et celui de Pierrick, son mari qui tente de retracer son parcours tout en assurant son rôle protecteur auprès des enfants.

La lecture est addictive, le rythme haletant, c’est une course contre la montre.

Âme perdue, Anouk est un mystère pour elle-même. Répondant à l’appel de ses démons intérieurs, sa vie implose à grand fracas pour toucher le seuil de la folie où il n’y a plus de frontières, plus de repères, où les addictions sont légion. Nous assistons impuissant à sa descente aux enfers. Faut-il toucher le fond pour se rapprocher au plus près de sa vérité, de son authenticité ?

Son histoire personnelle se délit comme un ruban au fil de la lecture révélant des non-dits, un manque de communication qui par petites touches nous aiguillent sur la compréhension de son mal-être. Pour autant, la souffrance du personnage est telle qu’il est difficile de cerner sa personnalité, de capter son ressenti intérieur. On se raccroche à Pierrick cherchant auprès de lui une rationalité qui nous échappe.

Son départ précipité de la maison m’a laissé dès le départ une mauvaise impression sans que je puisse m’en défaire d’autant que le début du récit s’ouvre sur un fort ressentiment. On se pose légitimement la question, une mère peut-elle quitter ainsi ses enfants, un mari aimant ? Différentes émotions nous traversent ; on oscille entre le malaise, l’agacement et le besoin de compréhension.

C’est un récit qui nous bouscule et nous pousse à l’introspection. On retrouve la plume de l’auteure fluide et délicate. Olivia Quétier dépeint avec justesse les tourments de l’âme, la souffrance humaine. Je vous garantis que c’est un livre qui vous tiendra en haleine jusqu’au dénouement final.

Anouk parviendra-t-elle à renouer avec sa famille ?  Je vous laisse découvrir ce bel ouvrage qui pour sûr ne vous laissera pas indifférent.

Je vous souhaite une belle lecture, un bel été !

> Pour vous procurer l’article, le voici en pdf : Service Presse_Chronique_Anouk_Olivia Quétier